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	<title>Ludovic PIETTE - (1826 Niort - 1878 Montfoucault)</title>
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	<description>Ludovic Piette fut l'ami de Camille Pissarro, n&#233; &#224; Niort le 11 mai 1826 et mort &#224; Montfoucault le 14 avril 1878. Il peint de nombreux paysages &#224; Pontoise, en Mayenne, de la Sarthe ou de Bretagne, de magnifique sc&#232;nes de march&#233;...</description>
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		<title>Ludovic PIETTE - (1826 Niort - 1878 Montfoucault)</title>
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		<title>Ludovic Piette-Montfoucault (1826 - 1878)</title>
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&lt;p&gt;Ludovic Piette-Montfoucault (11 mai 1826 - 14 avril 1878) appartenait &#224; une famille de notables de Lassay (Mayenne). Son p&#232;re, Fran&#231;ois Piette (1776-1854) &#233;tait receveur de l'enregistrement avant de se retirer dans sa propri&#233;t&#233; fonci&#232;re de Montfoucault, d&#233;pendant de la commune de Melleray ; sa m&#232;re &#233;tait la fille d'un capitaine de gendarmerie, tous deux sont d&#233;c&#233;d&#233;s &#224; Montfoucault. Dans cette correspondance apparaissent un fr&#232;re - serait-ce F&#233;lix qui r&#233;sidera &#224; Montfoucault jusqu'&#224; vingt-six (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.ludovic-piette.com/local/cache-vignettes/L122xH150/arton1-24dc3.jpg?1631504851' class='spip_logo spip_logo_right' width='122' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;span style=&#034;color:#000080;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Ludovic Piette-Montfoucault (11 mai 1826 - 14 avril 1878) &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;appartenait &#224; une famille de notables de Lassay (Mayenne). Son p&#232;re, Fran&#231;ois Piette (1776-1854) &#233;tait receveur de l'enregistrement avant de se retirer dans sa propri&#233;t&#233; fonci&#232;re de Montfoucault, d&#233;pendant de la commune de Melleray ; sa m&#232;re &#233;tait la fille d'un capitaine de gendarmerie, tous deux sont d&#233;c&#233;d&#233;s &#224; Montfoucault. Dans cette correspondance apparaissent un fr&#232;re - serait-ce F&#233;lix qui r&#233;sidera &#224; Montfoucault jusqu'&#224; vingt-six ans (1856 ?) - et deux s&#339;urs mari&#233;es dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; 1863-1877 : quatorze ans pour une correspondance famili&#232;re entre deux amis intimes, deux peintres qui s'entr'aideront jusqu'&#224; ce que la mort de Ludovic Piette interrompe le dialogue.&lt;br /&gt; Camille Pissarro n'a-t-il pas &#233;t&#233; r&#233;v&#233;r&#233; comme un ma&#238;tre spirituel par Monet, Renoir, Sisley, C&#233;zanne, Guillaumin, Degas, Van Gogh, Gauguin, Seurat, Signac et le tout jeune Matisse lui- m&#234;me ?&lt;br /&gt; Demeur&#233; plus obscur, Ludovic Piette fut ce peintre dont un contemporain disait : &#171; C'est l'&#226;me la plus candide, le pinceau le plus pur que j'aie jamais vu &#187;.&lt;br /&gt; Les d&#233;tails &#233;voqu&#233;s, dans leur simplicit&#233;, de la vie des deux familles &#224; Pontoise et &#224; Montfoucault (Mayenne) o&#249; elles se rencontrent souvent, nous en &#233;meuvent d'autant plus.&lt;br /&gt; Achet&#233;e par un historien am&#233;ricain, la correspondance de Ludovic Piette est, gr&#226;ce &#224; lui, conserv&#233;e &#224; Pontoise par l'Association des Amis de Camille Pissarro.&lt;br /&gt; En tout cas, il s'inscrit &#224; Paris dans les ateliers de Pils, puis de Thomas Couture, o&#249; entre 1850 et 1856, il a rencontr&#233; Manet que Ludovic Piette n'a cess&#233; d'admirer (tout comme il n'a cess&#233; d'admirer Courbet) et Faustin Besson, un peintre tr&#232;s influenc&#233; par le XVIIIe si&#232;cle et qui fit de nombreuses peintures d&#233;coratives, ce qui nous fait encore supposer que son &#233;l&#232;ve a pu ex&#233;cuter celles de Montfoucault. Il suit aussi les cours de l'acad&#233;mie du &#171; p&#232;re Suisse &#187; que fr&#233;quentent C&#233;zanne, Monet, Pissarro ... Est-ce dans cet atelier que Ludovic Piette a connu le futur peintre impressionniste qui deviendra par la suite son ami le plus proche ? Est-ce par l'interm&#233;diaire du paysagiste Antoine Chintreuil, un &#233;l&#232;ve de Corot comme Pissarro, et camarade de Ludovic Piette et de Pissarro ? Toujours est-il que l'on peut situer le d&#233;but des rencontres de Ludovic Piette - Pissarro vers 1860 ou un peu avant, sans se tromper de beaucoup. D'ailleurs, un portrait de Ludovic Piette par Pissarro (P.V. 25), une huile sombre mais tr&#232;s &#233;labor&#233;e, est dat&#233; de 1861.&lt;br /&gt; Le premier salon de Ludovic Piette date de 1857 (et non de 1875) ; il y pr&#233;sente une toile : L'&#233;pine fleurie, achet&#233;e par le mus&#233;e de Rouen mais qui actuellement ne fait plus partie de ses collections.&lt;br /&gt; Il se dit alors &#233;l&#232;ve de Couture et donne comme adresse (ainsi qu'en 1859) 96, rue Blanche, Paris. En 1859, alors que Pissarro est re&#231;u au Salon pour la premi&#232;re fois avec un paysage, Ludovic Piette y pr&#233;sente Les fant&#244;mes, une sc&#232;ne d'inspiration litt&#233;raire, tout comme l'est L'apparition des sorci&#232;res de Macbeth du Salon de 1861, &#339;uvre achet&#233;e par Guillaume 1er et plac&#233;e dans son ch&#226;teau de Sans-Souci. On constate donc qu'&#224; cette &#233;poque, non seulement les deux artistes pratiquaient des genres diff&#233;rents mais on d&#233;couvre aussi que Ludovic Piette devait faire figure de peintre &#171; arriv&#233; &#187; aux yeux de son ami Pissarro.&lt;br /&gt; D'apr&#232;s le dictionnaire d'&#201;douard Joseph, Napol&#233;on III aurait demand&#233; &#224; Ludovic Piette une d&#233;coration de fleurs pour les appartements de l'imp&#233;ratrice Eug&#233;nie ; nous n'avons pas trouv&#233; de trace officielle de cette commande mais si elle a &#233;t&#233; r&#233;ellement pass&#233;e, ce devait &#234;tre vers cette p&#233;riode, plut&#244;t faste pour le peintre. H&#233;las, sa chance s'arr&#234;tera l&#224;, malgr&#233; ses salons r&#233;p&#233;t&#233;s de l'avant-guerre, o&#249; fleurs et paysages maintenant se succ&#232;dent, huiles puis aquarelles.&lt;br /&gt; Apr&#232;s la guerre de 1870, on voit Ludovic Piette dispara&#238;tre pratiquement des Salons, sauf en 1872 (Le march&#233; aux fruits, Le Mans, aquarelle) et en 1876 (Vue du Mans, aquarelle). La raison en est simple et nous la connaissons gr&#226;ce &#224; ses lettres, n'y vendant plus rien, n'y obtenant pas la plus petite m&#233;daille - honneur permettant d'esp&#233;rer une acquisition de l'&#201;tat et, du m&#234;me coup, de se faire conna&#238;tre d'un certain public - il pr&#233;f&#232;re s'exposer aux al&#233;as des ventes aux ench&#232;res &#224; l'H&#244;tel Drouot, avec huiles, aquarelles et sans doute des gouaches.&lt;br /&gt; Il y fit cinq ventes de son vivant : en 1872, 1873, 1874, 1875, 1877 ; toutes furent organis&#233;es par son fid&#232;le marchand, &#171; le p&#232;re Martin &#187;, qui en &#233;tait aussi l'expert. Certaines avaient &#233;t&#233; assez fructueuses pour que Ludovic Piette se contente de ses acheteurs-amateurs, sans chercher une autre source de profit.&lt;br /&gt; Il y en eut deux apr&#232;s sa mort, une en 1879 : le catalogue est pr&#233;fac&#233; par Duranty qui dit son regret de la disparition de Ludovic Piette parce que &#171; l'on voyait son sentiment vif, d&#233;licat et passionn&#233; s'aviver de jour en jour, parce qu'il e&#251;t gagn&#233; la c&#233;l&#233;brit&#233; en continuant la lutte, et parce que sa mort nous fait perdre trop t&#244;t un v&#233;ritable artiste &#187;. Deux autres ventes eurent lieu en f&#233;vrier et avril 1882.&lt;br /&gt; Entre temps, les contacts et l'amiti&#233; avec Pissarro s'&#233;taient consolid&#233;s. Pissarro se rend &#224; Montfoucault plusieurs fois, &#224; son tour Ludovic Piette lui rend visite &#224; Pontoise &#224; diff&#233;rentes reprises, &#233;changes forc&#233;ment b&#233;n&#233;fiques pour les deux artistes.&lt;br /&gt; Pissarro peint sur nature et &#233;claircit sa palette, il pr&#233;f&#232;re le plein air &#224; l'atelier ; Ludovic Piette aussi. Pissarro ne peint plus que des paysages ou des motifs pris sur les march&#233;s et quelques natures mortes, Ludovic Piette aussi : plus de sc&#232;nes d'inspiration litt&#233;raire, mais des fleurs ou des vues pittoresques. Nul doute qu'il subit l'influence de l'impressionnisme, mouvement dont il conna&#238;t bien la gen&#232;se gr&#226;ce &#224; Pissarro, mais il n'en accepte pas vraiment la technique ni toutes les innovations. Comme le dit encore Duranty dans la pr&#233;face du catalogue de 1879 : &#171; Ludovic Piette a &#233;t&#233; instinctivement un impressionniste, et s'est trouv&#233; tout port&#233; &#224; se joindre &#224; ce groupe d'artistes si int&#233;ressant, si nouveau dans ses tentations (...). C'est un impressionniste avec lequel l'acqu&#233;reur peut &#234;tre tranquille : l'arbre, la maison, la pierre, le bois lointain, l'animal, l'homme sont, chez lui, tr&#232;s exactement exprim&#233;s et tr&#232;s nettement assis. Il a besoin de rigueur, la tache ne lui eut pas suffi &#187;.&lt;br /&gt; Pourtant, ce n'est qu'en 1877 qu'il exposera avec le groupe chez Durand- Ruel, s'&#233;tant laiss&#233; convaincre par Pissarro dont il est l'invit&#233;. A cette occasion, le critique de L'Ev&#233;nement (Gaston Vassy) signale un &#171; tr&#232;s joli march&#233; aux l&#233;gumes de Pontoise de M. Piette. C'est de la vraie peinture &#187;.&lt;br /&gt; Apr&#232;s la mort de Piette, Pissarro aura &#224; c&#339;ur qu'on lui rende un dernier hommage et ceci durant la quatri&#232;me exposition impressionniste, en avril-mai 1879. Puis le silence et l'oubli tomberont sur son pass&#233; artistique (sauf une exposition &#224; la galerie Dru en 1929, catalogue pr&#233;fac&#233; par Tabarant). Des ventes de collectionneurs laissent appara&#238;tre &#231;a et l&#224; quelques &#339;uvres ; la vente de Pissarro (3 d&#233;cembre 1928) comprenait deux gouaches : Camille Pissarro peignant en plein air et Le jardin de l'Ermitage, Pontoise, peu de choses en comparaison des autres titres poss&#233;d&#233;s par la famille :&lt;br /&gt; Une rue &#224; Dinan, Paysage dans la Mayenne, Paysage avec moissonneurs, Paysan portant un fagot, Une rue. Actuellement, le mus&#233;e Pissarro de Pontoise, gr&#226;ce &#224; sa collection permanente et &#224; ses expositions temporaires, contribue &#224; la red&#233;couverte de ce peintre de la Mayenne.&lt;br /&gt; Si Ludovic Piette est n&#233; &#224; Niort (Deux-S&#232;vres) o&#249; vivait alors sa famille, il a d&#251; conna&#238;tre jeune Montfoucault, la terre de ses anc&#234;tres. Sa vie artistique semble li&#233;e &#224; ce site, m&#234;me lorsqu'il lui arrive de s'en &#233;chapper, le temps d'une ou deux excursions pour conna&#238;tre une autre Bretagne : Dinan, Saint-Malo, Vitr&#233; ... sans cesser d'explorer son d&#233;partement : Laval, Lassay et celui limitrophe de la Sarthe : Le Mans, entre autres.&lt;br /&gt; C'est par le contrat de mariage de Ludovic Piette avec Ad&#232;le L&#233;vy (31 mars 1862) que nous apprenons qu'il a h&#233;rit&#233; de Montfoucault apr&#232;s la mort de ses parents et qu'il a achet&#233; &#224; Paris, en 1859, un terrain correspondant au 31 rue V&#233;ron (XVIIIe arrondissement) sur lequel il a fait &#233;lever &#171; de ses deniers &#187; un immeuble o&#249; il s'est r&#233;serv&#233; un appartement. Il est donc &#224; cette &#233;poque un propri&#233;taire ais&#233;, &#224; l'abri du besoin. Le 17 avril 1862, il &#233;pouse Ad&#232;le L&#233;vy, n&#233;e &#224; Strasbourg le 8 avril 1833, domicili&#233;e 31 rue V&#233;ron, fille de Mathias L&#233;vy, propri&#233;taire, et de Fanny Dreyfus (d&#233;marche invers&#233;e par rapport &#224; celle de Pissarro dont la compagne, Julie Vellay est non juive). On ne voit pas figurer le nom de Pissarro parmi les t&#233;moins, mais peut-&#234;tre ne faut-il pas s'en &#233;tonner puisque, d'origine danoise, il n'&#233;tait pas naturalis&#233; fran&#231;ais. Ludovic Piette, en l&#233;galisant cette union, pr&#233;voit s&#251;rement que sa future femme ne sera pas accueillie avec chaleur dans sa famille &#233;tablie dans la r&#233;gion. Pourtant, sans s'en pr&#233;occuper outre mesure, le couple s'installe &#224; Montfoucault peu de temps apr&#232;s leur mariage (il semble bien, &#224; travers les lettres de son mari, qu'Ad&#232;le L&#233;vy, &#233;pouse Piette-Montfoucault, n'ait jamais failli aux devoirs de sa charge).&lt;br /&gt; Jusqu'&#224; la guerre de 1870, la vie s'y d&#233;roule paisible pour le m&#233;nage, entrecoup&#233;e de voyages &#224; Paris, &#224; Pontoise, quand ce n'est pas les Pissarro, parents et enfants, qui viennent lui rendre visite. Pour ces derniers, le plus dramatique de ces s&#233;jours sera incontestablement celui qui se d&#233;roulera de septembre &#224; d&#233;cembre 1870, lorsque la famille fuit pr&#233;cipitamment Louveciennes devant l'avance prussienne (cf. lettre du 27 ao&#251;t 1870). Une petite fille Pissarro y na&#238;t et y meurt, un grand chagrin pour les parents mais sans doute aussi pour le m&#233;nage Piette qui, sans enfant, ne demandait qu'&#224; s'attacher &#224; ceux de Pissarro.&lt;br /&gt; Alors est d&#233;j&#224; commenc&#233;e pour Ludovic Piette une autre activit&#233; qui lui tiendra beaucoup &#224; c&#339;ur et &#224; laquelle il s'emploiera avec tant de z&#232;le qu'il en d&#233;laissera parfois son art : les affaires politiques. Suivant en cela la tradition familiale (son grand-p&#232;re et son arri&#232;re grand-p&#232;re ont &#233;t&#233; tous deux conseillers du roi et pr&#233;sidents au grenier &#224; sel de Lassay), il est nomm&#233; conseiller municipal de Melleray le 6-7 ao&#251;t 1870, une vingtaine de jours apr&#232;s la d&#233;claration de guerre francoprussienne. Le 7 mai 1871, il est encore &#233;lu conseiller municipal sous l'&#233;tiquette conservateur-lib&#233;ral (nous nous devons de rectifier ici une erreur de la Correspondance de Camille Pissarro, op. cit. page 67, o&#249; nous disions que Ludovic Piette &#233;tait r&#233;publicain sous Napol&#233;on III et par cons&#233;quent un opposant au r&#233;gime et qu'il aurait entra&#238;n&#233; Pissarro dans ses id&#233;es politiques. Ne serait-ce pas plut&#244;t le contraire ? A l'&#233;poque, nous n'avions pas eu connaissance des lettres de Ludovic Piette).&lt;br /&gt; Avec l'effondrement de l'Empire, les trahisons et les revers militaires, l'humiliation de voir la France envahie et occup&#233;e, il est probable que Ludovic Piette se soit d&#233;tach&#233; alors du parti conservateur.&lt;br /&gt; On assiste d'ailleurs &#224; cette &#233;volution &#224; travers ses lettres. Il envoie au pr&#233;fet sa d&#233;mission de conseiller municipal de Melleray le 3 mai 1874 (ces renseignements et les suivants nous ont &#233;t&#233; aimablement communiqu&#233;s par les Archives de la Mayenne) mais sera r&#233;&#233;lu aux &#233;lections du 17 septembre 1876 et du 6 janvier 1878. A l'occasion de l'&#233;lection de septembre 1876, le sous-pr&#233;fet de Mayenne notait alors : &#171; l'ancien maire r&#233;publicain tr&#232;s accentu&#233;, hostile &#224; l'administration du maire actuel, a &#233;t&#233; nomm&#233; &#187; [conseiller municipal]. Quant &#224; sa gestion d'homme politique, elle semble avoir &#233;t&#233; intelligente et b&#233;n&#233;fique pour sa commune.&lt;br /&gt; Ludovic Piette, &#171; peintre d'histoire &#187;, s'&#233;teindra &#224; Montfoucault le 14 avril 1878. Dans un arr&#234;t&#233; du 7 mars 1878 (compl&#233;tant son testament du 1er avril 1877 o&#249; il l&#232;gue tous ses biens &#224; son &#233;pouse), il institue Jules Corbin ex&#233;cuteur testamentaire, &#171; le priant de s'opposer &#224; l'immixtion du clerg&#233; dans son inhumation celle-ci devant &#234;tre purement civile &#187;, inhumation qui eut lieu &#224; Melleray, dans le caveau familial toujours en place. Ad&#232;le L&#233;vy, sa femme, lui survivra jusqu'en 1910 et mourra &#224; Paris, 35, rue V&#233;ron (nous savons par le cadastre que le num&#233;ro 31 &#233;tait devenu le 35). Nous ignorons o&#249; elle fut enterr&#233;e, mais il est certain qu'elle ne repose pas aupr&#232;s de son mari &#224; Montfoucault. Quant &#224; ses ni&#232;ces et h&#233;riti&#232;res, Fanny et Lucie qui fr&#233;quent&#232;rent longtemps les Pissarro, elles sont mortes &#224; Auschwitz.&lt;br /&gt; Dans sa conf&#233;rence Les impressionnistes, faite &#224; Livourne en 1880, Diego Martelli a eu cette phrase qui r&#233;sume parfaitement l'homme et l'artiste : &#171; Le pauvre Ludovic Piette, mort l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e, l'&#226;me la plus candide, le pinceau le plus pur que j'aie jamais vu &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: justify;&#034;&gt; &lt;u&gt;Extrait du Livre&lt;/u&gt; &lt;span style=&#034;color:#0000ff;&#034;&gt;&#034; Mon cher Pissarro - Lettres de Ludovic Piette &#224; Camille PIssarro&#034;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: right;&#034;&gt; &#034; Editions du Valhermeil &#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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